La Suisse

La Suisse
Après la guerre, la Suisse continue à développer l'État social par l'introduction de l'assurance-vieillesse et survivants en 1946 puis par la mise en place du « système des trois piliers » en 1972. Le suffrage féminin, existant déjà dans certains cantons, est accepté au plan fédéral en 1971 puis introduit au niveau cantonal dans les autres cantons essentiellement en 1971 et 1972. Le canton d'Appenzell Rhodes-Intérieures est obligé en 1990 par décision de justice de respecter le principe de l'égalité entre femmes et hommes tel que garanti par la Constitution fédérale. Les problèmes confessionnels du XIXe siècle sont oubliés et les articles d'exception sont pour l'essentiel abolis en 1973.

La fin des années 1960 est marquée par la question jurassienne réclamant la séparation des districts bernois francophones et la constitution d'un 23e canton. Finalement, une votation est organisée en 1974 : les districts francophones catholiques acceptent la création de la nouvelle entité alors que les districts protestants votent pour leur maintien dans le canton de Berne. À la suite de la votation fédérale de 1978, le nouveau canton du Jura, majoritairement catholique, voit le jour le 1er janvier 1979.


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# Online seit Mittwoch, 07. Mai, 2008 um 07:43

La Grèce

La Grèce
Au début des années 1960, la vie politique grecque fut rendue très instable. Malgré une large victoire (53 % des voix) aux élections de 1964, l'Union des Centres de Georges Papandreou n'avait pas pu gouverner plus de dix-huit mois. Le jeune roi Constantin II intervint contre le Premier Ministre légalement élu en le renvoyant en juillet 1965. Cette réaction faisait partie d'une série de tentatives royales pour reprendre en mains les rênes du pays.

Cela fut rendu possible parce qu'un membre du parti de Georges Papandreou, Constantinos Mitsotakis fit sécession avec un nombre considérable des nouveaux élus. En Grèce, on parla d'Apostasie. Ce même Mitsotakis devint Premier ministre en 1989.

D'autre part, Georges Papandreou, perçu également en Grèce comme un démocrate de longue date, aspirait à détenir le poste de ministre de guerre, chose qui plaisait peu au Palais.

Ce renversement de l'Union des Centres avait été rendu possible par des membres de ce même parti qui cherchaient à exercer le pouvoir pour leur propre compte. On assista alors à toute une série de gouvernements plus ou moins éphémères entre juillet 1965 et avril 1967.

Papandreou et Panagiotis Kanellopoulos, les leaders de l'Union des Centres et de l'ERE (Union Nationale Radicale, parti jusque là majoritaire) tentèrent de trouver un accord pour sortir de la crise qui menaçait de se prolonger. L'idée était de former un gouvernement qui expédierait les affaires courantes et organiserait de nouvelles élections. Cette solution ne put être mise en place à cause du coup d'État des colonels.
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# Online seit Mittwoch, 07. Mai, 2008 um 07:44

Et en Scandinavie

Le Danemark

Après la guerre, en raison de la menace de l'URSS et des leçons de la Seconde guerre mondiale, le pays abandonne sa politique de neutralité. Le Danemark devient membre fondateur de l'Organisation des Nations unies et de l'OTAN, même s'il a tout d'abord essayé de former une alliance indépendante avec la Norvège et la Suède.

En 1948, les Îles Féroé obtiennent un statut d'autonomie. En 1953, d'autres réformes politiques sont effectuées avec l'adoption d'une nouvelle constitution: le Landsting, la chambre haute du parlement, est supprimé, le statut de colonie du Groenland est aboli et les femmes obtiennent le droit de monter sur le trône.

En 1972, les Danois acceptent par référendum de rejoindre la Communauté européenne et le Danemark en devient membre le 1er janvier 1973. Depuis lors, le Danemark est un membre hésitant de l'Europe, rejetant de nombreuses propositions et refusant notamment par référendum le traité de Maastricht le 2 juin 1992 (50,7% de votes négatifs) et l'Euro le 28 septembre 2000 (53,2% de votes négatifs).

La Suède

Après la Seconde Guerre mondiale et le traité de Rome de 1957 instituant la Communauté européenne, la Suède était réservée quant à la perspective d'établissement d'une union douanière et d'un marché commun entre les pays européens. Elle a intégré l'association européenne de libre-échange (AELE) avec six autres pays européens (1960).

La Suède a fait figure de pionnier sur la protection de l'environnement. Elle a accueilli le premier sommet de la Terre, qui a eu lieu à Stockholm en 1972.

La Suède ne fait pas partie des pays qui ont signé le traité de Maastricht en 1992. Elle a intégré l'Union européenne par le traité de Corfou en 1994. Elle est sortie à cette occasion de l'AELE, et continue d'appliquer les accords de libre-échange avec l'EEE en tant que membre de la Communauté européenne.

Il faut noter que la Suède est également pionnière dans le déploiement du réseau internet, puisqu'elle accueille l'un des 13 serveurs racines du DNS à Stockholm, l'un des deux serveurs européens avec celui de Londres (anycast).

Le Conseil européen de Gôteborg a précisé en 2001 la stratégie européenne dans les systèmes d'information, en incluant des orientations de développement durable dans la stratégie de Lisbonne définie un an plus tôt.

Le peuple suédois a refusé l'adoption de l'euro par référendum le 14 septembre 2003, quatre jours après l'assassinat du ministre des affaires étrangères Anna Lindh.

La Norvège

Depuis la Seconde Guerre mondiale la Norvège a vu une expansion économique rapide et est aujourd'hui parmi les pays les plus riches du monde, avec une politique sociale très développée. Le progrès économique s'explique en partie par la découverte et le développement de grandes réserves de pétrole et de gaz naturel sur sa côte. La Norvège est classée première sur l'indice de développement humain (ex-æquo avec l'Islande). Elle est aussi déclarée le pays le plus en paix du monde par le Global Peace Index. Elle est membre fondateur de l'OTAN.

La Finlande

Après la guerre, la ligne Paasikivi de neutralité stricte fait de la Finlande une plaque tournante des relations Est-Ouest. Elle ne peut pas en effet se ranger dans l'un ou l'autre bloc en vertu des accords passés à l'issue de la Seconde Guerre mondiale. Contrairement à des idées parfois répandues en France, la Finlande n'était donc pas communiste, mais ne pouvait pas se joindre au bloc de l'Ouest sous peine de mécontenter son puissant voisin. La politique de la Finlande se tourne ainsi résolument vers la neutralité qui lui permit de traverser sans trop d'encombres cette période délicate. Encore aujourd'hui les Finlandais hésitent à adhérer à l'OTAN afin de respecter leur neutralité politique.

La Finlande devient rapidement un pays très prospère. Son développement subit néanmoins une crise majeure dans les années 1980 et 1990, alors que le chômage touche 20% de la population active. Mais grâce à une relance de l'activité dans le secteur des nouvelles technologies (Nokia, F-Secure et des laboratoires de biotechnologie par exemple), elle renoue avec la croissance et atteint un taux de chômage inférieur à la moyenne de l'Union européenne. Finalement, la Finlande adhère à cette dernière en 1995 et participe à la zone euro dans laquelle ses billets et pièces ne représentent qu'environ 2% du total mis en circulation.

L'Islande

L'Islande était libre, mais toujours occupée par les troupes américaines. Contrairement aux obligations contractuelles, le gouvernement des États-Unis, voyant venir la guerre froide et profitant de la position stratégique de l'Islande, ne voulut pas rapatrier ses troupes à la fin de la guerre, et réclama même des bases permanentes dans le pays. Le gouvernement islandais refusa. Un compromis fut signé en 1946 : les États-Unis garderaient le contrôle de l'aéroport de Keflavik pendant 6 ans et demi. En 1951, pendant la guerre de Corée, les États-Unis obtinrent la permission de faire stationner des troupes en Islande, mais cette fois sous la bannière de l'OTAN. En 1985, le Parlement islandais a interdit tout passage d'arme atomique sur son sol. Jusqu'à la fin des années 1980, les États-Unis avaient dépêché 3000 hommes pour veiller à la sécurité de l'Islande, ils n'étaient plus que 1900 en 2006, quand le président américain a décidé de les retirer. La base américaine de Keflavik, est en effet depuis le 30 septembre 2006 vide, les 1900 hommes que cette dernière comptait, ont réintégré les États-Unis. Le ciel islandais était protégé par 4 chasseurs F15, lesquels étaient approvisionnés par un avion ravitailleur KC 135. Seule demeure opérationnelle une station radar et ce jusqu'au 15 août 2007, des négociations doivent avoir lieu pour connaître son devenir. Néanmoins, dans le cadre de l'accord bilatéral de 1951, les États-Unis, s'engagent à intervenir en Islande si besoin est.
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# Online seit Mittwoch, 07. Mai, 2008 um 07:48

Est vs Ouest - Affrontement culturel, politique et militaire

Amis pour plus d'un siècle, les américains et les russes se disputèrent sur des questions concernant l'Asie dans les années 1890 et sont devenus ennemis en 1917 lorsque le parti communiste saisit le pouvoir, établissant ainsi l'Union Soviétique et déclarant une guerre idéologique aux pays capitalistes de l'ouest. Les États-Unis, mécontents du nouveau régime, refusent de reconnaître l'URSS comme état jusqu'en 1933. Bataillant côte à côte durant la deuxième guerre mondiale, les relations entre les États-Unis et l'Union Soviétique commencèrent à se dégrader sérieusement à partir de 1944 et prirent un tournant pour le pire après que Joseph Staline, le chef soviétique à l'époque décida d'aller à l'encontre des ententes signées durant la Conférence de Yalta (du 4 au 11 février 1945) et de prendre possession des pays de l'est de l'Europe et d'empêcher ainsi les élections démocratiques qui auraient du y avoir lieu.

Cette action pourrait être considérée comme étant un acte de mauvaise foi par les russes envers les américains mais les raisons de ces actions étaient beaucoup plus profondes. Depuis la chute du système tsariste, plusieurs pays capitalistes (dont la France, l'Angleterre, les États-Unis et le Japon) avaient tentés de faire tomber le nouveau système communiste pour y remettre un système politique qui leur convenait plus. Donc, dès les débuts du nouveau système, Lénine avait mentionné que la seule façon de faire survivre le communisme dans un monde capitaliste était de l'étendre dans d'autres pays en l'imposant s'il le fallait. Puisque le capitalisme est global, le communisme se devait d'avoir une vision globale. Cette politique d'expansionnisme communiste face au monde capitaliste était une des raisons à la base de la guerre froide, les pays capitalistes vivant dans la peur constante de voir le communisme s'étendre au monde entier. Ceux-ci devaient donc réagir vigoureusement pour empêcher le communisme de se développer, ce qui entraîna au cours des 45 ans de la guerre froide plusieurs affrontements qui auraient pus se terminer par une troisième guerre mondiale qui aurait sûrement été une guerre nucléaire.

Avec ces hostilités, les deux super puissances - les États-Unis et l'URSS - déclarèrent une guerre idéologique une fois que la victoire sur Hitler fut déclarée. Cette nouvelle guerre (La Guerre Froide) se caractérise par la division du globe en deux blocs caractérisés politiquement et géographiquement, soit l'Est dirigé par l'Union Soviétique communiste et l'Ouest dirigé par les États-Unis capitalistes. Chacun ayant ses propres points politiques, économiques et militaires à défendre.

Un peu plus tard au cours de la guerre froide, la Chine s'alliera à l'URSS et ils formeront ensemble un bloc communiste de plus de 1 milliard de personnes. La politique de la Chine dans la guerre froide n'est pas un pur hasard, les relations entre la Chine, les États-Unis et l'Europe capitaliste étaient déjà très tendues depuis plus de 150 ans. Le problème majeur vient du fait que les États-Unis se croyaient ami avec la Chine tandis que la Chine n'en pouvait plus de se faire exploiter et de ne pas recevoir le respect auquel elle croyait avoir droit de la part des pays capitalistes (la Chine ayant dominée le monde oriental pendant plus de mille ans, elle ne s'était pas rendue compte qu'elle était alors retardée sur les plans politiques, économiques et militaires). Dans les années soixante, la Chine était devenue non seulement froide face aux américains mais aussi très hostile et anti-américains, étant actuellement plus anti-américains que l'URSS ne l'a jamais été et ce à cause de tout le contexte historique entourant les relations entre la Chine et les pays capitalistes.

# Online seit Mittwoch, 07. Mai, 2008 um 07:54