La formation de l'OTAN

La formation de l'OTAN
L'origine de l'O.T.A.N. ou organisation de traité d'Atlantique nord remonte au traité de Bruxelles, conclu en 1948 entre la Grande-Bretagne, la France, la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg, par lequel ces pays s'engagent à s'aider mutuellement en cas de guerre. L'O.T.A.N. nait le 4 avril 1949 pendant que le blocus de Berlin continue et il réunit douze pays membre : la Belgique, le Canada, le Danemark, la France, la Grande-Bretagne, l'Islande, l'Italie, le Luxembourg, la Norvège, les Pays-Bas, le Portugal et les Etats-Unis.

L'élément principal est dans l'article 5 : il indique qu'une attaque contre un des pays membres serait considérée comme une attaque contre tous et que tous y réagirait. Un commandement militaire commun est constitué avec à sa tête un général Américain. Cet engagement est une étape importante dans le développement de la guerre froide, car il révèle l'attention toujours croissante portée par les Américains à la politique soviétique.

Le second événement important qui aggrave la situation est l'explosion de la première bombe atomique soviétique le 14 septembre 1949. Les Soviétiques n'ont pas encore les moyens d'envoyer une telle bombe sur les Etats-Unis, mais le fait qu'ils aient pu rattraper si vite leur retard sur les Américains provoque l'inquiétude générale.
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# Posted on Tuesday, 22 April 2008 at 2:59 AM

A l'Est - le Comecon

A l'Est - le Comecon
Le Conseil d'aide économique mutuelle (CAEM, plus connu en Occident sous la dénomination de COMECON, abréviation d'origine anglo-saxonne : Council for mutueleconomicc assistance) a été constitué le 25 janvier 1949 par la Bulgarie, la Hongrie, la Pologne, la Roumanie, la Tchécoslovaquie et l'Union soviétique. Quelques semaines plus tard, l'Albanie a adhéré au Conseil. Elle a été suivie, en 1950, par la République démocratique allemande. ont été ensuite admis, en qualité d' "observateurs", la Yougoslavie (1955), la Mongolie, la Chine, la Corée du Nord, le Vietnam du Nord (1956). Après la rupture entre Moscou et Tirana en 1961, l'Albanie s'est retirée, puis trois des quatre pays socialistes d'Asie (dont la Chine) n'ont plus participé aux travaux du Conseil. En revanche, la Mongolie pro-soviétique devenant en 1962 membre à part entière de l'organisation, de même que Cuba en 1972. La Yougoslavie, jusqu'alors "observatrice", avait en 1964 le statut d'Etat "associé", ce qui explique la présence de ses représentants aux sessions du Conseil.
La session du Conseil d'aide économique mutuelle, l'organe supérieur du COMECON, se réunit au moins une fois par an dans les capitales des pays membres, à tour de rôle. Elle adopte des recommandations et des décisions.
Le comité exécutif, chargé d'appliquer les décisions de la session du Conseil, comprend un représentant au moins par pays (un vice-président du conseil des ministres). Les membres du comité se rencontrent généralement tous les deux mois.
Les commissions permanentes (réparties en deux catégories: commissions économiques générales et commissions sectorielles) étudient des questions spécialisées. Elles préparent dans les diverses branches de l'économie les décisions et les recommandations.
Le secrétariat du Conseil comprend le secrétaire (de nationalité soviétique), ses adjoints et un personnel recruté parmi les pays membres. Il siège à Moscou. Plusieurs commissions permanentes sont établies dans diverses capitales est-européennes.
La Banque internationale de coopération économique (capital initial: 300 millions de roubles, dont 116 millions versés par l'Union soviétique) fonctionne depuis 1964. Elle permet d'appliquer l'accord sur les règlements multilaté raux en "roubles transférables&quot. La Banque d'investissements, crée en 1970 (capital: 1 milliard de roubles, dont 70 % de "roubles transférables&quotet 30 % de monnaies librement convertibles), a été fondée afin de "mieux concentrer les ressources nécessaires aux grands travaux et pour assurer le financement d'activités ayant trait à la division internationale socialiste du travail&quot.
Enfin, plusieurs organismes du COMECON s'occupent de la production industrielle, de la distribution d'énergie, des combustibles et des transports.
Pendant toute la période stalinienne, le COMECON ne s'est chargé que de faciliter la conclusion d'un certain nombre d'accords bilatéraux.
Les résultats des premières années de coopération furent d'autant plus décevants que les pays de l'Est s'étaient tous, et de façon inconsidérée, engagés sur la voie de l'industrialisation. Après la mort de Staline (mars 1953), et surtout à la suite des événements de Pologne et de Hongrie (octobre 1956), les Soviétiques ont sensiblement modifié leur attitude et accordé des crédits à leurs associés.

# Posted on Tuesday, 22 April 2008 at 3:01 AM

L'Albanie

L'Albanie
Pays d'exception car on ne sait pas grand chose. Isolé du reste de l'Europe, il fut de 1944 à 1991, un pays communiste.

Les communistes, peu implantés dans le pays, gagnent une légitimité dans la résistance, associés aux partisans de Tito. Le pays est libéré sans l'Armée Rouge. Une fois écartés les monarchistes et les nationalistes, les communistes transforment le pays en démocratie populaire. La rupture Tito-Staline de 1948 permet à son leader Enver Hoxha de s'affranchir de la tutelle devenue encombrante du voisin yougoslave. Au moment de la brouille entre Moscou et Pékin, Hoxha choisit le stalinisme remis en cause par Khrouchtchev et se tourne vers la Chine en 1961. L'Albanie vit alors dans une atmosphère paranoïaque où tout ce qui vient de l'étranger est suspect, y compris de Chine à partir de 1978. Le pays vit dans l'isolement jusqu'à la fin des années 1980. Alors que la collectivisation des terres est achevée, la pratique de la religion est interdite en 1967. Hoxha meurt en 1985. Son successeur, Ramiz Alia, tient le cap puis finit par céder en 1990, tandis que des milliers de personnes prennent d'assaut les ambassades pour émigrer.

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# Posted on Tuesday, 22 April 2008 at 6:07 AM

La Yougoslavie

La Yougoslavie
La Fédération démocratique de Yougoslavie fut constituée lors du Conseil anti-fasciste de libération nationale de la Yougoslavie qui se tint à Jajce du 29 novembre au 4 décembre 1943 alors que les négociations avec le gouvernement royal en exil continuaient. Le 29 novembre 1945 la République fédérale populaire de Yougoslavie fut établie en tant qu'état socialiste lors du premier rassemblement du parlement à Belgrade. Le 31 janvier 1946, la constitution de la RFPY est établie et crée les six républiques.

Le premier président est Ivan Ribar et le premier ministre Josip Broz Tito. En 1953, Tito est élu à la présidence et sera nommé président à vie en 1979.

À la différence des autres états d'Europe centrale et de l'est, la Yougoslavie eut la possibilité de se détacher de la tutelle de Moscou. Elle n'était ni membre du pacte de Varsovie ni de l'OTAN et a initié le mouvement des non-alignés avec Gamal Abdel Nasser et Jawaharlal Nehru.

La modification la plus significative de ses frontières eut lieu en 1954 lorsque le territoire libre de Trieste fut dissous par le traité d'Osimo. La zone B de 515,5 km² du territoire, déjà occupée par l'armée populaire yougoslave intégra la RFPY.

En 1980, Tito meurt et les tensions entre les différentes nations de la SFRY s'accroissent.
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# Posted on Tuesday, 22 April 2008 at 6:12 AM

Tito

Tito
Septième enfant d'un père croate et d'une mère slovène, Josip Broz passe le début de son enfance avec son grand-père à Podsreda, puis travaille comme machiniste. En 1910, il adhère au syndicat des ouvriers de la métallurgie et au parti social-démocrate de Croatie. Accumulant les travaux de courte durée entre 1911 et 1913, il est employé en Allemagne par le constructeur automobile Benz et se rend à Vienne, où il est pilote d'essais pour Daimler. Enrôlé par l'armée d'Autriche-Hongrie, Tito est arrêté pour propagande anti-guerre avant de rejoindre la Galicie en 1915. Son adhésion au parti communiste de Yougoslavie en 1920 est précédée d'une entrée dans l'armée rouge et au parti communiste russe. Son statut d'agent clandestin l'amène en prison entre 1928 et 1934, avant qu'il ne devienne membre du parti communiste soviétique et de la police secrète, le NKVD. Staline le nomme secrétaire général du parti communiste de Yougoslavie, alors toujours interdit. Nouveau chef du comité militaire depuis 1941, il diffuse un plaidoyer pour la résistance contre les Nazis. Tito est d'abord premier ministre puis président, suite à la proclamation de la République populaire de Yougoslavie. Refusant d'obéir à Staline, celui-ci tente de le destituer en excluant la Yougoslavie du Kominform, puis fait un blocus économique qui l'oblige à se tourner vers l'Occident. Tito est le représentant de la Résistance et de l'indépendance yougoslave.
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# Posted on Tuesday, 22 April 2008 at 6:14 AM