Finalement, le 28 mai 1958, suite aux manifestations nationalistes du 13 Mai en Algérie, le gouvernement Pflimlin favorable à une négociation fut renversé. Le Parlement légitima le coup d'État et le président René Coty demanda fin mai au général de Gaulle de prendre la direction du pays, afin d'éviter une éventuelle guerre civile. De Gaulle devint président du Conseil en juin 1958, obtint les pleins pouvoirs et fut chargé de rédiger une Constitution qui fut celle de la Cinquième République. Il fut élu président de la République en décembre de la même année.
Si les régimes de la Troisième et de la Quatrième République ont été qualifiés de régime des partis, c'est que l'élection à la Chambre des députés relevait de la proportionnelle. D'où l'impossibilité d'avoir une majorité stable et durable. Pour former une majorité ou une coalition il fallait les fameux apparentements. Le scrutin majoritaire à deux tours mis en place dans la constitution de la cinquième République, met fin à cette pratique. Il est assez proche des régimes des grandes démocraties anglo-saxonnes où s'opposent conservateurs/républicains et travaillistes/démocrates. En revanche, ce système n'assure pas la représentation des petits partis.
De Gaulle mit en œuvre plusieurs fois la procédure du référendum, et notamment celle qui décida de l'élection du président de la République au suffrage universel. En 1965, lors de la première élection au suffrage universel direct, de Gaulle fut réélu avec 55 % des suffrages contre son adversaire François Mitterrand.
Les événements de mai 1968 démarrèrent sur des campus universitaires et rallièrent les partis de gauche. Le régime sembla vaciller, avec apparence de vacance du pouvoir pendant quelques jours. Mais de Gaulle reprit la main et une grande manifestation d'un million de personnes sur les Champs-Élysées en sa faveur marqua cette reprise en main du pouvoir. Les accords de Grenelle furent conclus par Georges Pompidou, bientôt remplacé comme Premier ministre par Maurice Couve de Murville.
En avril 1969, le gouvernement de De Gaulle lança un référendum national sur la création de 21 régions ayant des pouvoirs politiques limités et sur la transformation du Sénat en chambre corporative. Le « non » l'emporta lors du référendum et de Gaulle préféra démissionner conformément à son éthique et à sa vision du pouvoir.
Si les régimes de la Troisième et de la Quatrième République ont été qualifiés de régime des partis, c'est que l'élection à la Chambre des députés relevait de la proportionnelle. D'où l'impossibilité d'avoir une majorité stable et durable. Pour former une majorité ou une coalition il fallait les fameux apparentements. Le scrutin majoritaire à deux tours mis en place dans la constitution de la cinquième République, met fin à cette pratique. Il est assez proche des régimes des grandes démocraties anglo-saxonnes où s'opposent conservateurs/républicains et travaillistes/démocrates. En revanche, ce système n'assure pas la représentation des petits partis.
De Gaulle mit en œuvre plusieurs fois la procédure du référendum, et notamment celle qui décida de l'élection du président de la République au suffrage universel. En 1965, lors de la première élection au suffrage universel direct, de Gaulle fut réélu avec 55 % des suffrages contre son adversaire François Mitterrand.
Les événements de mai 1968 démarrèrent sur des campus universitaires et rallièrent les partis de gauche. Le régime sembla vaciller, avec apparence de vacance du pouvoir pendant quelques jours. Mais de Gaulle reprit la main et une grande manifestation d'un million de personnes sur les Champs-Élysées en sa faveur marqua cette reprise en main du pouvoir. Les accords de Grenelle furent conclus par Georges Pompidou, bientôt remplacé comme Premier ministre par Maurice Couve de Murville.
En avril 1969, le gouvernement de De Gaulle lança un référendum national sur la création de 21 régions ayant des pouvoirs politiques limités et sur la transformation du Sénat en chambre corporative. Le « non » l'emporta lors du référendum et de Gaulle préféra démissionner conformément à son éthique et à sa vision du pouvoir.

