Les Pays-Bas

Les Pays-Bas
Les Pays-Bas devinrent membres du Bénélux avec la Belgique et le Luxembourg. Egalement de la Communauté économique européenne.
Trois reines se succédèrent lors de la guerre froide; Wilhelmine, Juliana et Béatrix.
La Seconde Guerre mondiale qui vit l'effondrement de l'armée néerlandaise et le contrôle de ses colonies orientales par les Japonais, marqua le déclin de l'antique puissance commerciale néerlandaise. En 1945 l'indépendance de l'Indonésie fut proclamée par Sukarno, poussé par les Japonais se retirant du pays. S'ensuivit un conflit de quatre ans au terme duquel les Pays-Bas furent conduits à reconnaître l'indépendance indonésienne. En 1948, les Pays-Bas approuvèrent le principe d'une autonomie des Antilles néerlandaises, autonomie qui fut proclamée en 1954. Le royaume compte depuis cette date plusieurs entités autonomes égales en droit et comportant chacune une constitution propre. En 1975 la Guyane néerlandaise, actuel Surinam, prit son indépendance du royaume. Enfin en 1986, l'île d'Aruba se détacha des Antilles néerlandaises pour former la troisième entité du royaume.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mardi 22 avril 2008 11:47

L'Italie

L'Italie
En 1946, un référendum institutionnel sanctionne la fin de la monarchie et la naissance de la république, avec une nouvelle constitution qui entre en vigueur le 1er janvier 1948.

La démocratie chrétienne (DC), parti modéré du centre fait parti du gouvernement de la république italienne de 1946 à 1993, généralement coalisé avec d'autres partis du centre Parti socialiste démocratique italien (PSDI), Parti républicain italien (PRI), Parti libéral italien (PLI). En 1962 le Parti socialiste italien (PSI) entre dans la majorité gouvernementale alors que jusque là, il avait été dans l'opposition. À part quelques exceptions, la présidence du conseil est démocrate-chrétienne de 1946 à 1993.

En 1949 l'Italie adhére à l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord et en 1955 elle est admise aux Nations unies. L'année 1957 voit la signature du traité de Rome, qui marque la naissance de la Communauté économique européenne, premier pas vers la réalisation de l'Union européenne.

Dans les années 70, l'Italie traverse une profonde crise politique, avec en particulier l'émergence de mouvements révolutionnaires pratiquant la lutte armée. Cette crise politique atteint son apogée en 1978 avec l'enlèvement puis l'assassinat du chef du parti démocrate-chrétien Aldo Moro par les Brigades rouges. Cette crise politique trouve en partie son origine dans la "stratégie de la tension" adoptée par les services secrets italiens pour empêcher l'arrivée au pouvoir du Parti Communiste. Ainsi, les attentats organisés par le Réseau Gladio frappent la population et provoquent la mort de plusieurs dizaines de personnes. À partir de 1979, le mouvement révolutionnaire italien est écrasé par la répression. Plusieurs milliers de militants d'extrême-gauche sont incarcérés, plusieurs centaines s'exilent à l'étranger.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mardi 22 avril 2008 11:57

Einaudi

Einaudi
Peu de temps après avoir été élu recteur de l'université de Turin, Einaudi fut contraint de se réfugier en Suisse à cause de son opposition au fascisme. C'est là qu'il écrit les Lezioni di politica sociale, un ouvrage dans lequel il expliquait le rôle de la législation de l'État, préoccupé de soutenir l'égalité des chances en gommant les différences de points de départ, sans pour autant sacrifier les principes de l'économie de marché.

En Suisse, il réflechit également à l'idée des États-Unis d'Europe (qu'il avait déjà imaginé dans sa jeunesse, en 1887) : pour lui, il apparut comme une évidence que l'union des peuples de'Europe était l'unique chance de survie de l'Europe après la Seconde Guerre mondiale. Il fut ainsi un soutien important du fédéralisme européen (La Guerra e l'unità d'Europa).

À son retour en Italie, il fut nommé gouverneur de la Banque d'Italie. Au moment du référendum du 2 juin 1945 sur la forme politique de l'Italie (République ou monarchie) il était l'homme politique plus important du Parti libéral italien - avec Edgardo Sogno, partisan libéral - en faveur de la monarchie de la Maison de Savoie (l'autre homme fort du parti - Benedetto Croce - était en faveur de la branche du duc d'Aoste). Alors que le parti libéral était partagé pour la monarchie, on constatait avec ironie que Luigi Einaudi, destiné à devenir le le 11 mai 1948 Président de la République, appelait à voter en faveur de la monarchie ! Le 24 mai 1946, il faisait publier dans le quotidien L'Opinione un éditorial dans ce sens, intitulé Parce que je voterai pour la monarchie.

En 1946, il est élu à l'Assemblée Constituante ainsi que dans le Mai en tant que ministre du Trésor; dans ces fonctions, il parvient à stopper l'inflation, en imposant une forte restriction du crédit et en repoussant les entrepreneurs qui abusaient de l'aide économique de l'État.

Le 11 mai 1948 Einaudi devient président de la République italienne, au quatrième tour de scrutin, avec 518 voix sur 871 votants ; il succédait à l'avocat de Naples Enrico De Nicola; son expérience au Quirinal est décrite dans le livre Lo Scrittoio del Presidente. Lorsqu'il abandonna la vie publique, il continua à se confronter avec les arguments les plus importants du libéralisme dans Prediche inutili.

Luigi Einaudi était l'ami de l'économiste libéral Ludwig von Mises et il avait fait partie de l'association de libéraux Société du Mont Pèlerin avec von Mises, Karl Popper, Friedrich Hayek.

Quelque mois avant sa mort il avait reçu chez lui beaucoup d'hommes politiques libéraux italiens pour parler du libéralisme; il y avait même le juriste Bruno Leoni et l'économiste Sergio Ricossa.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mardi 22 avril 2008 11:58

Le Royaume-Uni

Le Royaume-Uni
Pour Winston Churchill (1951 - 1955), c'est la troisième expérience de gouvernement après la coalition du temps de guerre et le bref gouvernement d'après-guerre. Il s'attache à maintenir et entretenir la « relation spéciale » avec les États-Unis. Il doit affronter les soubresauts des crises internationales, souvent liées au réveil des nationalismes dans les ex-colonies, et le déclin du prestige et de la puissance de l'Empire britannique. Par exemple, la crise anglo-iranienne au sujet du pétrole : le Parlement iranien vote en mars 1951 la nationalisation de l'Anglo-Iranian Oil Company, fortement appuyée par le vieux leader Mohammad Mossadegh. La Cour internationale de justice propose un partage des profits, que Churchill rejette. Les Britanniques envisagent un coup d'État qui finalement se forme au sein même de l'armée et de factions pro-britanniques au Majlis.

Anthony Eden arrive au pouvoir le 7 avril 1955. Très populaire durant la guerre, plaisant à la population, il n'a cependant pas d'expérience en matière économique. Il préfère se concentrer sur l'Alliance avec les États-Unis d'Eisenhower même s'il ne peut pas s'entendre avec le secrétaire d'Etat John Foster Dulles. En 1956, le président égyptien Gamal Abdel Nasser veut nationaliser le canal de Suez. Après des mois d'intenses négociations et de tentatives de médiation, le Royaume-Uni, la France et Israël réagissent en attaquant et occupent la zone du canal. Les États-Unis, plus favorables à la décolonisation, s'opposent. Les troupes franco-anglaises se retirent. Désormais, la Grande-Bretagne et la France ne sont plus les grandes puissances d'avant-guerre.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mardi 22 avril 2008 12:07

Les différents ministres sous Elisabeth II au temps de la guerre froide

Les différents ministres sous Elisabeth II au temps de la guerre froide
Harold Macmillan (janvier 1957-1963), spécialiste des affaires économiques et financières, recherche le plein emploi contre l'avis de ses collaborateurs, qui doivent finalement démissionner. Il crée la Commission nationale de contrôle des revenus dans le cadre de sa politique subtile de croissance « sans inflation ». Il supervise de près la politique étrangère du pays, recherche un rapprochement avec l'Europe et explore les pistes d'une entrée dans la CEE. Il confirme sa politique de décolonisation en accordant l'indépendance au Ghana et à la Malaisie (1957), au Nigeria (1960), au Kenya (1963), mais maintient la présence britannique au Moyen-Orient (Irak, Oman). Il mène les Conservateurs à la victoire en octobre 1959. La technologie nucléaire (militaire) n'étant pas encore au point, il se rapproche des États-Unis pour l'améliorer (loi Mac Mahon, 1957). Il signe le traité d'interdiction partielle de tests nucléaires en 1962. Mais de Gaulle dit « non » et s'oppose à l'entrée de la Grande-Bretagne dans la Communauté économique européenne, De Gaulle est en effet en désaccord avec la politique britannique qu'il estime soumise à celle des États-Unis et qui répond à la tentative ratée du Royaume-Uni de créer une Alliance concurrente de la CEE. Il gèle les salaires en 1961 en raison d'un déficit dans la balance des paiements, ce qui provoque une baisse de popularité croissante et, malgré un changement de cabinet en 1962, doit démissionner en 1963.

La carrière politique d'Alec Douglas-Home (1963-1964) est originale et médiocre à la fois. Parlementaire, il doit abandonner son titre de comte à la chambre des Lords pour siéger aux Communes. Nommé Premier ministre, sa politique n'est pas une réussite.

Harold Wilson (1964-1970), chef du Parti travailliste, remporte les élections mais avec une faible majorité de cinq sièges. Ce n'est pas suffisant pour gouverner. Aussi, d'autres élections sont décidées en mars 1966. La majorité est alors plus nette (quatre-vingt-dix-neuf sièges). Il doit dévaluer la livre sterling en novembre 1967. Plusieurs anciennes colonies connaissent des crises (Rhodésie, futur Zimbabwe, et Afrique du Sud). Le gouvernement soutient les États-Unis dans sa guerre du Viêt Nam mais refuse d'y envoyer des troupes. Sa perception des problèmes socio-économiques nationaux est vécue comme inadéquate par le pays. Les marins font grève durant six semaines sitôt Wilson réélu en 1966, ce qui accroît ce sentiment.

Edward Heath (1970-1974) doit affronter la question de l'Irlande du Nord. Les premiers attentats éclatent, les morts tombent dans les « camps » catholiques et protestants. (Bloody Sunday, 1972 : quatorze hommes sont tués lors d'une manifestation catholique non autorisée à Londonderry). Il se défend plus tard, en 2003, de n'avoir jamais autorisé l'usage illégal des armes par la troupe. Les unionistes (en faveur du maintien de la Grande-Bretagne en Irlande du Nord) cessent progressivement de soutenir les conservateurs au Parlement, ce qui va amener Heath à démissionner plus tard. En 1973 cependant, il réussit à faire entrer le pays dans la Communauté économique européenne. Mais il doit faire face à l'opposition grandissante des syndicats (Trade Unions congress : TUC). L'inflation est galopante, une grave crise énergétique doublée du choc pétrolier suite à la guerre du Kippour (1973) oblige le pays à ne travailler que trois jours par semaine. Aux élections de février 1974, les parlementaires unionistes d'Irlande du Nord refusent de soutenir le gouvernement. Les négociations échouent aussi avec les libéraux pour former un gouvernement et Heath démissionne.

Harold Wilson (1974-1976) arrive de nouveau au pouvoir en 1974. Il forme un gouvernement minoritaire en attendant les élections d'octobre... où il n'obtient qu'une mince majorité. Les travaillistes veulent renégocier les termes de l'accord d'entrée dans la CEE. Les Communes votent pour rester dans la CEE en en renégociant les termes mais un référendum (une première dans les institutions) confirme l'ancrage de la Grande-Bretagne dans la CEE. Mais la crise économique perdure et Wilson démissionne en mars 1976.

James Callaghan (1976-1979) avait occupé les postes successifs de ministre des Finances, de l'Intérieur, et des Affaires étrangères sous Wilson. Son gouvernement est minoritaire et il doit s'allier aux libéraux pour former un gouvernement stable (le pacte « Lib-Lab »). Majoritaire dans les sondages, il a la possibilité de provoquer des élections anticipées en 1978. Il ne le fait pas... ce qu'il va regretter un an après. Les problèmes économiques persistent et il est contraint de limiter les hausses de salaires à moins de 5 % alors que l'inflation dépasse les 10 %. Les syndicats refusent cette limitation de hausse et entament des grèves dures à l'hiver 1978 : l'Hiver du mécontentement. Il doit alors se résigner à augmenter les salaires. Son impopularité est grandissante. La chambre des Communes passe une motion de défiance en mars 1979 à une voix près. C'en est fini et les élections de 1979 lui sont fatales. La voie est libre pour les conservateurs et pour Margaret Thatcher.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mardi 22 avril 2008 12:13